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Incendie Paris 2015

Lundi 6 juillet 16h15, l'alarme incendie retenti dans le bâtiment. Je ne sais pas pourquoi, on croit tous à une fausse alerte. Ça doit être la saison des fausses alertes, au moins on n'aura pas froid. Cela dit, pour nous, c'est la saison des soldes et du changement de collection. On a vraiment pas le temps pour ce genre d'exercices. Sans panique, tout le monde descend et se réuni comme d'habitude sur le trottoir d'en face. Ce qui à mon sens est un peu idiot, car s'il y a vraiment des flammes, vaut mieux se mettre n'importe que là.

 Lors de la descente des escaliers, on sent une odeur de brûlé. A ce moment-là, je me dis, ils ont mis les moyens pour cette simulation. Ils ont brûlé du papier où je ne sais quoi. Arrivé sur le trottoir d'en face, on voit la fumée sortir des cheminées du 2 ieme immeuble à côté du notre (sûrement le 6 de la rue). De toute évidence, ce n'est pas une simulation. C'est aussi à ce-moment là, que je me rends compte que toutes ces simulations incendies ont servi à quelque chose. Habituellement, on râle (enfin surtout moi), fait chaud, fait froid etc ... Bref, grâce à ces simulations, le bâtiment a été évacué dans le plus grand calme. Je ne suis pas sûr qu'on est battu le record d'1 min 30.  L'essentiel est d'être à l'abri.

Dans la rue, les pompiers ne sont pas arrivés. Je prends une photo, et en bon geek, je la poste sur Twitter. Depuis quelque temps, j'ai un téléphone pourri d'où la mauvaise qualité des photos. Cela dit, l'une d'entre elle sera repris par le Parisien (je peux mourir, j'ai eu mon pseudo 1/4 d'heure). 

C'est la deuxième fois en 1 semaine que l'on voit les pompiers débarquer à grand renfort de 2 tons. La semaine dernière, nous n'avions pas été évacués. D'ailleurs, si je n'étais pas allé poster un courrier, je ne les aurais même pas vu.

Voici la chronologie de l'arrivée des pompiers. D'abord, une VL (véhicule léger, type Kangoo), ensuite véhicule (FTP), puis la grande échelle, puis une seconde. Dans la rue St Honoré arriveront d'autres véhicules dont le PCM (Poste de Commandement Mobile), a priori non utilisé.

De notre point de vue, il s'agit d'un feu de cheminées, voire de toitures. La police a barré la rue et nous à fait reculer. Nous, tel des moutons, nous attendons le moment où on nous dira que l'on pourra retourner travailler dans les bureaux. Nous ne voyons pas trop le danger étant donné qu'il y a 2 bâtiments entre l'incendie et le notre.

En attendant, on commente et on prend la fumée. Petit à petit, nos vêtements prennent cette odeur subtile typique des barbecues. Nous n'avons aucune information. Nous espérons qu'il n'y a personne prisonnier des flammes. La rumeur du quartier dit qu'il y aurait une femme et un enfant prisonnier d'un appartement. Il ne s'agit là que d'une rumeur.

Maintenant, on voit des flammes. Les 2 grandes échelles organisent un ballet. Elles montent, elles descendent, elles pivotent. Enfin un pompier monte, puis redescend, puis remonte, puis redescend, enfin monte avec un tuyau. Il attend que l'eau arrive, et il va attendre un moment. Enfin, un jet d'eau apparaît formant un arc en ciel. Résultat 10 fois plus de fumée. Là, on décide de partir de la rue. A ce moment là, une première équipe de pompiers passe dans la rue pour aller se reposer à côté du PCM. Je brûle d'envie de leur demander ce qu'il se  passe. Je ne le ferais pas par pudeur (et je ne suis pas journaliste, juste commère).

Un peu avant 17h00 notre chef de nous bien aimé nous dit que nous pouvons rentrer chez nous. Ceux qui n'étaient pas allés au bar d'à côté ont immédiatement quitté le trottoir et se sont dispersés. D'autres sont allés chercher leur affaire. Pour ma part, je suis partie vers le métro 1 en contournant le pâté d'immeuble. De l'autre côté de la rue St Florentin encore des véhicules de pompiers. La nacelle BEA (Bras Élévateur Aérien) attendait l'autorisation d'entrer dans la rue. Je ne suis pas resté malgré mon voyeurisme latent.

Dans le métro, j'ai pu évaluer le degré de l'odeur "barbecue" de mes vêtements. En arrivant chez moi, je quitte mes vêtements et prend une douche.


Le lendemain, arrivé dans la rue du boulot, il y a encore 2 véhicules de pompiers. Ils ont du probablement passer la nuit à surveiller au cas où. La rue n'a pas encore été nettoyée, il y a quelques débris noircis qui jonchent le sol. J'entends que des personnes sont autorisés à aller chercher des affaires. J'en déduis que ça doit être bien endommagé au dernier étage de l'immeuble.

Toute la journée nous avons vu arriver, partir des véhicules de pompiers et police.

La très jolie porte a été remplacée par un machin en ferraille.

 

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Commentaires (2)

  • Invité - Rouba

    Tu oublies que tu avais DEJA eu ton 1/4 d'heure de gloire dans Le Parisien :)

  • Invité - Rouba

    Tu connais mon côté nombriliste, j'en parle ici ;)

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