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cgt Syndicat pourri

Cette phrase résonnera à jamais dans mon esprit. Elle a été prononcée le 28 juin 2002 par un conseillé syndicaliste de la CGT lors d'un entretien préalable. Pour ceux qui ne le savent pas, un entretien préalable, c'est un peu la mise à mort de votre contrat CDI que vous croyez indestructible. Je pensais garder cette vieille histoire pour moi. Finalement, je décide de la partager pour montrer ce qu'a fait la CGT pour moi et ce que j'en pense.

 Il s'agit bien entendu de mon histoire et de mon point de vue. Pourquoi raconter cette histoire maintenant ? Tout d'abord les faits datent et j'espère que la CGT a bien changé. D'autre part, je n'aime pas trop la prise d'otage que nous subissons actuellement. Je n'aime pas l'image qui va être renvoyée des Français pendant la grande messe du foot Européen. Ces mêmes syndicats qui sont censés défendre l'emploi et qui par leurs bêtises vont faire tout l'inverse. Quelle entreprise étrangère normalement constituée voudra invertir dans un pays, où du jour au lendemain leurs employés ne peuvent pas se rendre au boulot par la faute de quelques uns ?

L'histoire

Il faut remonter en 2002, lorsque j'étais une jeune et talentueux et naïf informaticien. A cette époque, j'étais employé par la SSII Thales-IS. J'étais fier de faire partir d'une entreprise qui créait des missiles auto-guidés et des radars. En réalité, j'étais dans la branche grand système, bien loin de la branche armée. Je travaillais pour le compte d'EDF-GDF. A cette époque, EDF et GDF était la même entreprise, enfin la même direction. Il était déjà question de séparations. J'étais basé dans ex-tour EDF à Issy Les Moulineaux. On aurait presque pu appeler cette tour, le placard d'EDF ;). Je programmais en FOCUS 4GL(Mainframe) dans sa version 4, sur une application des immobilisations. En France, on était 4 ou 5 à connaitre se language. Du coup, j'ai été formé sur le tas. Cette application devait migrer sous SAP. J'étais surtout là pour la fossoyer. Autant, vous dire, je n'avais pas grand chose à faire, une ou deux interventions par jour. Du coup, j'avais le temps de me balader dans l'intranet d'EDF. 

Sur l'intranet d'EDF, on trouvait des choses inintéressantes, un forum, la possibilité de créer des sites web et plein d'autres choses. J'ignorais alors que les 3/4 de ces sites étaient le fait d'employés et pas reconnus par la DSI. Sur l'un des forums, il y avait un employé qui à partir du mardi prenait les paris de foots. Tous les lundi, il donnait les résultats et un classement. Le problème est qu'avec le temps, il y avait de plus en plus de parieurs. Je m'étais connement dit que ça devait lui prendre un temps fou de réaliser cette tâche. Du coup, j'avais hébergé sur ma machine, un mini-site web de paris de foot. Je tiens à préciser pour rétablir la vérité, ce site je l'avais créé chez moi et pas pendant mon temps de travail. Pour la technique, il était en php3, hébergé sur un serveur web Xitami et une base (probablement mysql). Ce site a eu un petit succès dans la sphère des initiés, un peu trop d'ailleurs. Ce site tournait en mode autonome.

Quelque temps après, de retour de vacances, j'arrive à ma place chez EDF. Je vois qu'on a trifouillé le câble réseau. 1h après, je vois débarquer mon responsable commercial et son chef. Là, je me prends une remarque comme quoi je ne suis pas en costume. Le commercial me dit, tu n'as pas reçu le mail ? Forcément, lorsqu'on m'envoi un mail sur la BAL Edf pour un entretien avec le DSI pour le lundi de retour de vacances, je n'ai pas le temps de me retourner. C'est donc en T-Shirt - Jeans - Basket, encadré par le responsable commercial et son chef que je me dirige vers le bureau du DSI d'EDF. En clair, un monsieur qui est au-dessus de 3000 autres à l'époque. Bien entendu, j'avais pour consigne de ne pas parler de l'affaire. J'ai oublié de vous dire, à ce moment là, on me parlait de '"l'affaire", mais je n'avais aucune idée de quoi il s'agissait. J'arrive au bureau du DSI et là ils parlent entre eux de "l'affaire". On dit qu'il n'y a pas eu d'évasion de donnée à l'extérieur, que le flux était qu'interne, qu'il était important vers ma machine ce qui avait alerté les administrateurs réseaux. Que l'affaire est gênante, mais qu'il n'y a eu aucune conséquence fâcheuse. Bref, c'est l'affaire... Le DSI me demande, si j'avais quelque chose à dire ou demander. Bien discipliné et suivant la consigne qu'on m'avait donnée,  je lui dis que non, je n'ai rien à dire. Tu parles, j'avais trop envie de lui demander, mais de quoi parle-t-on? L'entretien se conclu à l'adresse des commerciaux par un "vous prendrez les mesures qui s'imposent". Je pensais m'en tirer avec un avertissement. J'ai surtout eu droit à un conseil du commercial : "prépare ton CV". 28 jours après, je reçois un recommandé qui m'invite à un entretien préalable. J'ai droit à un entretien chez Edgar Obame, DRH (Peut-être que si j'avais été francs-maçons, je m'en serais mieux sorti) au 4 rue St Florentin à Paris.

Ne comprenant pas trop ce qui m'arrive. Je décide de me faire assister par un conseiller syndical. Je vais donc logiquement à la rencontre des syndicats de Thales à MontRouge. Autant, dire que j'aurais presque mieux fait de rester chez moi. Les syndicalistes qui étaient tous dans la même pièce m'ont reçu comme un extra-terrestre. Je repars avec une liste de conseillers syndicaux à appeler en espérant que l'un d'eux puisse se libérer pour mon entretien.

Je passe 2 jours à appeler tous les numéros. La réponse est toujours la même, ou presque, 'Je ne suis pas disponible', 'pourquoi vous m'appelez', 'je ne fais plus partie du dispositif', 'je vous rappelle'. Finalement, l'un d'entre eux me rappelle. Je lui fais une confiance aveugle. Je ne sais pas trop à quoi m'attendre car je n'ai aucune information sur ce qui m'est reproché.

Le jour de l'entretien, on a droit à toute la scène dramatique, le DRH, le condamné d'avance et l'avocat (le conseiller syndical). Ne vous inquiétez pas, la mise à mort sera rapide. Le DRH m'annonce les charges "utilisation non professionnelle du matériel mis à disposition par le client". Tout de suite et sans réfléchir, notre faux ami le syndicaliste dit 'Dans ces conditions, on ne peut rien pour vous'. Voilà, c'est tout, c'est net et sans bavure comme la guillotine. il est vrai que c'était écrit dans le contrat entre EDF et Thales. Cela dit, un syndicaliste couillu aurait essayé quelque chose du style l'erreur de jeunesse. Il n'y a pas eu de conséquences pour le client. C'est vous même qui sortez Jérôme de la prestation et ce n'est pas suû que se soit la demande EDF. Bref, je prendrais une faute grave dans les dents. 

J'ai donc été chômeur 1 semaine dans ma vie. Je ne franchirais pas le pas de "grâce à la CGT". Pour la petite histoire, les 5 premiers entretiens concernaient mes compétences en FOCUS L4G. Je ai donc retiré cette compétence de mon CV car c'était pour EDF-GDF ... 

Pendant mes 2 années chez EDF-GDF, j'ai découvert les petites arrangements entre amis, enfin entres syndicats. Quasi toutes les semaines, on avait droit à une feuille de la CGT pour nous décrire leurs divers combats. Tout a dérapé lorsqu'un autre syndicat a lui aussi édité une feuille pour dire en mode 'je dis rien mais je sous entend" que la CGT se sucrait sur le dos du CE via des emplois. Il y a toujours un procès en cours. Au moins, ça explique pour la CGT à toujours de très beaux drapeaux rouges, de jolis énormes ballons pendant les manifestations.

En 2011, une amie est elle aussi convoquée à un entretien préalable. Elle me dit qu'elle a pris un conseiller syndical pour l'accompagner. Je lui ai donné qu'un seul conseil. Si le conseiller dérape, lui demander de ne plus parler. De retour, de l'entretien, elle me dit que mon conseil lui avait bien servi.

Ensuite, on a eu droit aux syndicats s'opposent contre l'avis du personnel à l'ouverture dominicale. Il faut savoir que sur l'amende payé par les contrevenants, les syndicats touche un pourcentage (oui c'est étrange, mais c'est comme ça).

Bref, ma conviction est que certain syndicat sont des sangsues qui vivent uniquement sous perfusion de l'état. Ils n'assurent plus leur mission principale qui est de NEGOCIER et protéger l'emploi. A la CGT (et SUD), on ne négocie pas, on bloque sans distinctions. Il ne joue que sur un tableau, le chantage au blocage. Cela n'a que très rarement des effets bénéfiques. Demandez à Goodyear etc .... Il y gagnerait à communiquer. 

Je rappelle que pour cette loi (loi du travail), le gouvernement a pris ses responsabilités. Il n'y a que le bloquer lui et ne pas prendre en otage toute la population. Et puis, avec un peu de pédagogie, on s'apercevrait que tout n'est pas si mauvais que ça dans cette loi.

 Pour finir, combien coûte se syndiquer ? 1% de votre salaire net .


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