Randonnée en ane

Jour - 3

 
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Ce matin, j'avoue que la fatigue commence à se faire sentir. Et lorsque je suis fatigué, je suis sûrement un poil chatouilleux et j'ai hâte que cette aventure se finisse. On prend un petit déjeuner avec les moyens du bord, on laisse Nikita se balader. Aujourd'hui nous l'équiperons tout seul. Le début du parcours, nous le connaissons, nous l'avons fait à l'aller. Ensuite, c'est plus à l'écart. L’ânesse fait un peu ce qu'elle veut. Au déjeuner, j'ai du l'attacher un moment. Elle avait décidé de fouiller la sacoche à la recherche du pain. Après avoir déjeuner, je la détache. Et là voilà qui fait la tête, elle ne bouge pas d'un millimètre, n'essaie même pas de manger l'herbe qu'elle a autour d'elle. Pendant ce temps, les garçons jouent avec des bâtons. Je lui concède un morceau de pain pour la débloquer.
Le plus dur dans cette aventure est d'estimer les temps de parcours pour ne pas arriver trop tard au camp de base. Les distances données sont clairement fantaisistes. Je crois qu'on nous avait 10, 17 et 12 km ... Mais grossomo, on arrive toujours en avance aux étapes.
Les paysages sont toujours très bien, les garçons marchent très bien, enfin celui qui est le plus souvent à pied. Il y a un peu plus de ralouille que la veille, mais sans plus. Pour nous, les jambes commencent à faire mal, et la lassitude de tirer sur la corde pour faire avancer Nikita commence à peser un peu. Les relais, je tiens l’âne, je ne le tiens pas m'ont semblé plus nombreux.
L'attraction de la journée sera "la Capelle Bergounhoux". Il y avait un repas, pas dans la chapelle, mais dans une salle à côté. Nous avons fait sensation avec l’âne. Après ce tour par la chapelle, c'est la dernière ligne droite vers la ferme de Lacan. Sur le chemin, nous croisons la sœur de Nikita accompagné d'un chien de la ferme. La personne qui tient l'autre ânesse à l'air aussi paumé que nous le premier jour (enfin surtout moi). Nous conseillons à la dame d'éviter un chemin, ou tout du moins de passer vite, car il y a un âne mâle dans un enclos qui avait l'air tout content de voir ses congénères. Il faut dire que les ânes ne supportent pas la solitude. 
J'ai cru que la dernière montée allait nous achever et qu'elle ne finirait jamais. On nous avait dit de faire attention vers l'arrivé, car Nikita aurait pu accélérer le pas. Il n'en a rien été, trop de chose à manger partout. C'est numéro 1 qui finira le voyage sur le dos de Nikita.
Nous étions bien triste de laisser Nikita. Cela dit, nous avons l'odeur de la bête sur nous le temps du retour à la civilisation.
Ce fut une belle expérience, je ne sais pas si nous la renouvellerons. Dans l'idée pourquoi pas. Je me suis réconcilié avec une partie des équidés. De temps en temps, les garçons demandent quand nous allons revoir Nikita. D'ailleurs, on ne dit plus âne lorsqu'on voit une photo de bêtes, mais Nikita.
 

Photos du jour 3

 

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