L'autre jour, je répondais à un tweet qui posait la question. Pour moi, la réponse est claire. Je reçois beaucoup de communiqué de presse me relatant des levers de fond, des présentations d'IA diverses et variée. Après les agents conversationnels, nous avons maintenant les IA agentique . Ces derniers font tout le travail à votre place, vous n'avez qu'à payer. Après la levée de fonds, il y a peu de retours.
De mon point de vu, IA c'est vraiment très très pratique. Elle risque aussi de prendre mon job. On peut tout lui faire faire. Actuellement, c'est un peu Highlander. Il ne restera que les meilleures ou celles qui auront su percer. Les autres commencent déjà à disparaitre
Aujourd'hui je reçois un communiqué de presse que je vous relate ici de la part de https://yakadata.com/ . Il ne parle pas à proprement dit de bulle spéculative, mais donne quelques indications. :
Bonjour,
Depuis une dizaine de jours, les marchés sanctionnent les valeurs les plus exposées à l’IA. C’est près de 1 000 Md$ de capitalisation qui se sont envolés chez plusieurs géants, révélant les premiers signes d’essoufflement après deux ans d’euphorie. Au-delà du « bruit » boursier, le message est clair : les capex colossaux (souvent financés à crédit), la pression sur les marges, l’allongement des cycles de monétisation et la vague de réorganisations/licenciements remettent en cause la soutenabilité d’une stratégie centrée sur quelques modèles géants d’IAG.
Pour la France et l’Europe, l’enjeu n’est pas de ralentir l’IA, mais de repenser le modèle de déploiement ? Créer de la valeur au plus près des métiers, des données et des territoires, plutôt que de poursuivre une course hégémonique aux « IA universelles ». C’est précisément le cap que propose Jean-François Deldon, CEO de Yakadata, dont voici le l’analyse intégral :
« La panique récente sur les marchés, avec près de 1 000 milliards de dollars de valorisation effacés chez les géants de la tech, ne reflète pas une faillite de l’intelligence artificielle, mais l’essoufflement d’un modèle : celui d’une course planétaire à l’Intelligence Artificielle Générale (IAG), très probablement accentuée du fait des effets du shutdown et de licenciements massifs chez plusieurs gros acteurs.
Les investissements mondiaux en IA devraient dépasser 1 500 milliards de dollars d’ici fin 2025, selon Gartner, une explosion financée à crédit et concentrée sur quelques acteurs américains et chinois. Derrière cette frénésie, se cache une logique d’hyper-centralisation : bâtir “l’IA ultime”, capable de tout faire, mais au prix d’un gouffre énergétique, d’une dépendance matérielle et d’un déséquilibre géopolitique croissant.
Or, l’avenir de l’IA, du moins celui que la France et l’Europe peuvent et doivent incarner, n’est selon moi pas dans cette fuite en avant. Il réside dans des IA à façon, construites sur le terrain, adaptées à chaque métier, chaque écosystème, chaque territoire.
Utiliser l'IA pour créer de la valeur, ça va bien plus loin que simplement utiliser un Connecteur Gmail, Outlook ou OneDrive sur ChatGPT et dialoguer, c'est une réflexion profonde autour de comment on adapte son activité avec les nouveaux outils existants pour améliorer sa performance et/ou robustesse.
Bref, il s'agit alors de dessiner des IA enracinées dans les données locales, interconnectées via des infrastructures souveraines, sécurisées et durables, capables d’automatiser sans déposséder et apporter de la confiance et de la maîtrise aux acteurs. Autrement dit : un socle commun solide, européen, pour permettre la diversité des usages et l’inclusion des acteurs économiques, plutôt qu’une IA hégémonique pilotée par quelques entreprises-États.
Dans le pire scénario, la course à l’IAG s’emballe : les ressources sont drainées vers quelques modèles géants, les PME et les États deviennent de simples clients dépendants, et l’Europe reste spectatrice d’un duel américano-chinois.
Dans le meilleur scénario, la correction actuelle agit comme un révélateur : elle pousse à investir dans les infrastructures (cloud, data, calcul, sécurité) et à démocratiser l’IA via des plateformes ouvertes et de confiance.
Des IA de terrain, fiables, transparentes, intégrées à l’industrie, à la santé, à l’éducation, à l’administration. Le réalisme européen peut devenir un avantage compétitif : faire de l’IA non pas une promesse en l'air, mais une capacité collective. C’est ce passage d’une IA pour toutes les gouverner à une IA pour tous construire qui marquera la vraie transformation. »
Si le sujet vous intéresse, Jean-François Deldon se tient à votre disposition afin d’approfondir le sujet et notamment comment bâtir des IA “à façon” créatrices de valeur réelle pour l’économie française et européenne, et quels garde-fous de souveraineté mettre en place.
Autre indice et pas des moindres
Un célèbre investisseur parie plus d'un milliard sur la chute de l'IA. Célèbre pour avoir anticipé la crise des subprimes et avoir engrangé deux milliards de dollars à l'époque, l'investisseur Michael Burry mise sur une chute de l'intelligence artificielle et notamment de deux géants, Nvidia et Palantir. https://www.capital.fr/economie-politique/un-celebre-investisseur-parie-plus-d-un-milliard-sur-la-chute-de-l-ia-1520586
Bref, misez sur le bon cheval (ce n'est pas facile)
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