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Devient équipier secouriste

Le secourisme, plus de 10 ans de ma vie. J'aurais aimé continuer un peu encore. L'âge, la vie et surtout le physique auront eu raison de mon engagement de secouriste. Cette année, je ne suis plus équipier-secouriste. Je laisse ma place de chef d'interventions Poste Local au suivant. Malheureusement, le suivant n'est pas encore formé. C'est bien là tout le problème. La relève n'arrive pas, ou pas assez rapidement. Le secourisme, c'est passionnant, c'est gratifiant, c'est à vivre.

 

Je témoigne, en espérant vous donner envie de vous engager dans une action différente. Cet article s'adresse à tout le monde et peut être un peu plus aux jeunes qui se morfondent dans leur salon lors de longs week-ends.

Comment je suis arrivé au secourisme? C'est un peu le fruit du hasard. Le 29 mai 1999, je me fais renverser à la Défense, par une voiture qui n'a pas vu que le feu était rouge. Je n'ai rien eu de vraiment grave. Quelques points dispersés dans le cuir chevelu. Je ne pouvais pas me coucher sur le dos et un côté pendant 2 - 3 jours. Les secours sont arrivés très vite, un moyen Croix-Rouge et un moyen pompier. Finalement, le moyen Croix-Rouge me prendra en charge.

Rétabli, je me suis rendu à Unité locale Croix-Rouge la plus proche, celle de Puteaux (Bon en vrai celle de Puteaux parce que je connaissais un certain Ludo). Rien ne me prédestinait à devenir secouriste. Le fait est que lorsqu'on entend en réunion (et surtout après), les histoires de secouriste on a envie d'en être. Après deux ans de réunions (j'avais une autre occupation qui me prenait pas mal de mon temps et je ne voulais pas m'engager dans les deux), je passe mon CFAPSE (maintenant appelé PSE2 Premier Secours en Equipe - niveau 2). Quelques années après, je passe mon CI (Chefs d'Intervention).

Le constat est simple, il est très bien dit dans la vidéo. Soit, je devenais un gamer de salon, soit je m’investis pour les autres. Gamer c'est marrant un moment, mais je ne suis pas vraiment joueurs. Des week-ends glandouilles avant d'être secouriste, j'en ai passé quelques uns. Après, je n'avais plus de week-ends  glandouilles. J'étais toujours en vadrouille quelque part.

Il faut bien comprendre qu'on donne le temps que l'on veut, que l'on peut au secourisme. Il n'y a pas d'obligations, sauf lorsqu'on s'est engagé sur la vacation.

Dans le 92 (75), une fois formé, on peut faire des SAMU, les pompiers (uniquement la partie secourisme) des postes locaux. Le SAMU, c'est l'adrénaline au départ. Vous attendez que la régulation SAMU vous envoie sur une intervention. Vous montez dans l'ambulance, et vous partez toute sirène hurlante vers l'intervention. En général, le Chef connaît le motif. Ils sont très variés et parfois à l'arrivée c'est un peu la surprise. Alors que vous partez pour un simple malaise, vous vous retrouvez e train de masser sur un arrêt cardiaque. Il y a aussi les alertes d'urgence. Un incendie, on vous appelle (de nuit, comme de jours). Des souvenirs en réseau de secours (SAMU), j'en ai quelques-uns. Il faudrait beaucoup d'articles pour tous vous les raconter. Vous apprendrez à relativiser certaines choses.

Ce que je préférais, c'était les postes locaux. Les postes locaux se sont des concerts, des compétitions de toutes sortes, les repas des anciens et bien d'autres choses. J'ai d'excellent souvenir au Stade de France lors de finales de TOP 14, de concerts géants. J'ai de très bons souvenirs de Puteaux en plage. J'ai de bons souvenirs de compétitions de Boxe, Catch, Boxe Thaï. Ce que je préférais, c'était les festivals de musique. Les vieilles charrues, Rock en Seine vu de l'intérieur, du côté des artistes, c'est autres choses.

Il a aussi les plans d'urgence. Dans cette catégorie, on a les incendies d'immeubles, les plans grands froids, canicule, les rapatriements (Tusnami 2004-2005), Côté d'Ivoire, etc. C'est probablement dans les plans d'urgence rapatriement que vous vivrez des moments forts. J'ai encore en tête celui du Tsunami qui vous apprend à relativiser votre place sur la planète.

Des vies en tant que secouriste, vous en sauverez, parfois sans vous en rendre compte (surtout lorsqu'on est jeune secouriste). La vie, vous la donnerez peut-être lors d'un accouchement. Vous côtoierez aussi un peu la misère. Vous découvrirez des endroits de vie que vous ne soupçonnez pas. Vous vous découvrirez aussi des facultés que vous ignorez. Vous aurez la chance d'intégrer la famille des secouristes.

A priori, tout le monde peut faire du secourisme, tout dépendra de votre sensibilité.

Pour la formation c'est simple. Elle se fait en week-end ou en semaine bloquée. Ça dépendra des moyens de votre associations. ATTENTION, il est important de savoir si c'est ceux que vous voulez bien faire. Pour cela, pas de secrets, il faut parler avec d'autres secouristes. Il ne faut pas n'ont plus vous sous-estimer. Il n'y a pas de super héros secouriste, juste des secouristes formés.

La première pas c'est à vous de le faire. Ne soyez pas timide, allez au contact des associations de secourisme (Croix-Rouge, Protection Civile, Ordre de Malte ...)

 


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