Illustration IA pour mon utilisation

Lecteur fidèle, vous l’aurez remarqué : je publie peu d’articles sur l’IA. Pourtant, je reçois une dizaine de communiqués de presse sur le sujet chaque jour. Je n’ai rien contre l’intelligence artificielle — même si, un jour, elle finira probablement par me piquer une partie de mon métier. Simplement, je ne me sens pas légitime, car je ne l’exploite pas à son plein potentiel.

Mon utilisation de l’IA

Je l’utilise au quotidien, de gré ou de force.

De gré, c’est pour mon métier de développeur web. Il faut l’admettre : quel que soit le modèle, l’IA me fait gagner un temps fou dans la plupart des cas. Pour l’instant, je contrôle ce qu’elle génère, mais je sens que, dans quelques mois, je vais glisser du mauvais côté de la barrière du copier-coller… ou pas. Je m’en sers aussi pour générer des images d’illustration pour certains articles.

De force, c’est souvent via le moteur de recherche Google et son mode IA. Il n’y a pas à dire : c’est pratique d’avoir un résultat condensé. Tu cherches une recette de tarte au citron (oui, c’est l’exemple qui me vient à l’esprit) ? Le moteur te propose un résumé plus ou moins synthétisé à partir de plusieurs sources. En réalité, la première recette que j’avais trouvée ne me convenait pas : trop de citrons. Avec le résumé généré par l’IA, j’ai presque obtenu la recette parfaite. Autre avantage : tu peux la lire sans être submergé par un milliard de publicités qui rendent la page illisible. J’exagère à peine.

L’IA est partout. Lui faire la guerre est sans doute une bonne idée écologique, mais, malheureusement (ou pas), je crains qu’il faille faire avec (et son temps).

Le blues du blogueur

Le problème, c’est qu’en tant que blogueur, je me dis : « À quoi bon écrire des articles si plus personne ne va les lire ? » Pourquoi prendre la peine de rédiger un article de cuisine si les internautes se contentent du résumé généré par l’IA ? À quoi bon nourrir la bête qui, finalement, te fera crever ?

Et puis, il y a ce paradoxe : comment cette même bête va-t-elle se nourrir quand elle aura décimé toutes ses sources ? La réponse est simple : elle se nourrira des âneries produites par d’autres IA. Et nous, derrière, on va devenir de plus en plus crédules, prêts à croire n’importe quoi… ou à se faire intoxiquer avec une recette de tarte au citron au cyanure.

Mon autre souci, c’est que l’hébergement de ce blog me coûte plus d’une centaine d’euros par an. Depuis l’arrivée de l’IA, il me rapporte à peine 100 € en numéraire. C’est le serpent qui se mord la queue : si les moteurs de recherche exposent les résultats sous forme de résumés d’articles, les internautes ne cliqueront plus sur les liens. Ils ne liront pas l’article en entier, et donc ne cliqueront pas sur les liens affiliés qui font vivre ce blog… et bien d’autres.

Un modèle économique de blog en crise

C’est là que mon modèle économique montre ses limites. Je n’ai jamais vraiment poussé à la création d’une communauté. Résultat : au moins 94 % de mes lecteurs ne font que passer. C’est à peu près la même chose pour mes vidéos YouTube. Il y a quelques années, j’avais activé les publicités AdSense. Puis, quand elles ont commencé à polluer mes articles, je les ai supprimées. Depuis, Google a désactivé mon compte AdSense.

Bref, le temps de ce blog est compté. Combien de temps vais-je encore pouvoir ou avoir envie de mettre 100 € par an pour le maintenir ? Je le garde, car il renferme pas mal de souvenirs et de tutoriels qui me sont parfois utiles… et à d’autres aussi.

Cet article a été corrigé par Mistral AI (orthographe, mise en forme et quelques tournures de phrase)

Comments powered by CComment

Aider GeekMPS

Pour aider GeekMPS sans douleur (ça ne vous coûte qu'un clic), vous avez des liens affiliés de mes marchands préférés dans les liens des articles et dans la description des vidéos.

Affiliation

Fnac affiliation Boulanger  Logo banggood.com  Affiliation TEMU